1980-1990


17 - Erwan Bouvais

Je suis né en 1968. J’habite à La Chapelle-sur-Erdre. Je suis professeur d’Histoire/Géographie mais également élu dans ma commune, à Nantes Métropole et au Conseil Départemental. Je suis divorcé et papa de deux filles. 

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ?

Je suis arrivé à La Perverie en classe de troisième l'année scolaire 1984/85

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ?

Un mélange d’insouciance et un début de prise de conscience qu'il fallait (qu'il faudrait) être responsable de ses actes

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidé pour votre vie d’adulte ?

La Perverie et ses professeurs m'ont donné une seconde chance pour réussir scolairement, étape indispensable pour une réussite professionnelle et personnelle. 

J'ai découvert le métier de professeur qui est le mien aujourd'hui. J'ai compris le sens de l'engagement et du collectif ce qui m'a conduit à des prises de responsabilité politique (municipale et départementale). 

J'ai compris qu'avec de la discipline, de la confiance, de la joie et de la bienveillance, on pouvait changer le cours des choses !

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ?

Lorsque je suis arrivé en classe de troisième (je redoublais en venant d'un collège public), j'ai été momentanément "traumatisé" par le port obligatoire de la blouse blanche que j'avais portée pour la dernière fois à la maternelle !

Je me souviens également que lorsque j'ai quitté La Perverie, j'ai longtemps reçu la revue "des anciennes élèves" !

Je me souviens de mes discussions quotidiennes (récréations) autour d'un arbre dans la cour où je me suis progressivement rapproché d'une élève qui est devenue ma petite amie, puis mon épouse et la mère de mes deux filles.

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ?

La Perverie doit poursuivre son évolution pédagogique et sociétale tout en conservant ses valeurs...

 

Enfin.... Quelle question, en lien avec votre vécu à la Perverie, auriez-vous.... aimé que nous vous posions ?

Inscririez-vous vos enfants et vos petits-enfants à la Perverie ?


18 - Olivier Kerisac

Je suis né en 1968. J'habite à Locoal-Mendon (Morbihan) le week-end et à Paris en semaine. Je suis Secrétaire général national du Syndicat Snec-CFTC (Syndicat National de l'Enseignement Chrétien). Je suis marié depuis 25 ans et j'ai deux enfants : une fille de 24 ans, titulaire d'une licence d'anglais et d'un Master FLE et qui est depuis peu formatrice linguistique en région parisienne et un garçon de 21 ans qui est en licence Bio à Vannes

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ?

De 1983 à 1988

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ?

Le besoin de liberté et l'envie de changer le système

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidé pour votre vie d’adulte ?

J'ai pris conscience que j'avais besoin d'un cadre pour grandir. Même si je l'ai trouvé très rigide au départ, il m'a rendu service et m'a servi de modèle pour ma vie d'adulte.

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ?

Il y en a beaucoup. Mais je me rappelle d'un tournage vidéo avec Mr Alliot pour faire la promotion de l'utilisation du rétroprojecteur. Il n'y en avait qu'un ou deux à l'époque pour tout le lycée et la vidéo voulait aussi montrer la course au rétroprojecteur...cela nous avait amené à tourner jusque sur le terrain de foot et sur le toit du lycée !

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ?

Maintenir ses principes éducatifs tout en s'adaptant à l'époque d'aujourd'hui, autrement dit un vrai challenge !

 

Enfin.... Quelle question, en lien avec votre vécu à la Perverie, auriez-vous.... aimé que nous vous posions ? 

Quels souvenirs avons-nous laissé de notre passage à la Perverie ?

 

Sinon, merci pour cette enquête, et une dédicace spéciale à Christine Desmas avec qui j'ai sans doute eu le plus de fous rires !


19 - Gabriel Lavolée 

Je suis né en 1968 à Nantes. J’habite La Mézière, près de Rennes. Je suis Directeur d’un collège Privé Catholique, le collège Saint-Louis-Marie de Montfort sur Meu, après avoir été professeur d’EPS. Comme quoi, 13 ans passés à La Perverie, ça laisse des traces !

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ?

Je suis arrivé en classe de CP en septembre 1974, j’en suis parti en 1987 après le BAC

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ? 

Mon entrée en 6ème correspond au début de la mixité au collège. Nous portions encore des blouses ! Les années 80 ont été riches de nouveauté ! Encore beaucoup d’insouciance mais déjà beaucoup d’exigence. Les manifs de 1984 pour défendre l’école Catholique en même temps que les premières « boums »… Une adolescence joyeuse avec des adultes dont je garde le souvenir.

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidé pour votre vie d’adulte ? 

Je suis aujourd’hui Chef d’Etablissement en collège après avoir été professeur d’EPS. Je suis tombé dans la marmite avec des profs comme Monsieur Tusseau, Madame Baujon. Madame Rabillard, qui m’enseignait les sciences physiques en même temps qu’elle souhaitait me convaincre de faire un BAC C ! J’ai fait mes divers stages de profs d’EPS avec les profs du lycée, je suis même revenu en stage avec madame Rabillard lors de ma formation de directeur au début des années 2000. Quel plaisir de revoir mes formateurs et de leur témoigner de ma gratitude. Je porte un héritage dont je ne soupçonnais pas la présence en moi au moment de quitter le lycée.

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ? 

Les spectacles de fin d’année dans la salle de sport, que j’ai animés et présentés. Je me souviens particulièrement de celui de 1986. Il avait lieu le vendredi 20 juin, lendemain de la mort de Coluche et j’avais prévu ce jour-là de faire un de ces sketchs sur scène.

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ? 

Ne pas mettre trop de pression scolaire sur les élèves. Faire grandir la personne dans son entièreté, l’aider à se révéler à elle-même.  Former de belles PERSONNES davantage que de formater de brillants Diplomés. 

Le statut ne rend pas légitime, c’est la qualité humaine de la Personne. Nous ne sommes légitimes qu’à travers le regard que l’on nous porte.

 

Enfin.... Quelle question, en lien avec votre vécu à la Perverie, auriez-vous.... aimé que nous vous posions ? 

Etes-vous partant pour un repas des anciens de la promotion 1987 ?


20 - Frédéric Gaborieau 

Je suis né en 1972.  J'habite à Nantes. Je suis responsable des infrastructures informatiques au sein du groupe Systeme U. Je suis en couple depuis près de 30 ans avec une ancienne élève de la Perverie. Nous avons 2 filles qui sont scolarisées à la Perverie.

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ?

1987-1991 de la seconde à la terminale (Lycée)

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ? 

Dans notre vie :

Les 1er Walkman Sony autoreverse : plus besoin de chercher les blancs et de tourner la cassette !

Début des autos-radios à tiroir : La HiFi s’installe dans les voitures

Téléphone fixe sans fil à la maison : on peut enfin appeler discrètement ses amis sans rester au milieu du salon

Mode : Grunge

Musique : Heavy Metal : Scorpions, Europe

Grunge : Nirvana, The Cure

Cinema: Star Wars

Dans le monde : Chute du mur de Berlin 

Révolution Tchécoslovaquie « Printemps de Prague »

Fin de la dictature en Roumanie

Fin de la guerre froide

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidé pour votre vie d’adulte ?

J’ai pu avoir un bon niveau scolaire qui m’a permis de poursuivre mes études.

J’ai rencontré des amis qui m’ont permis de m’épanouir et d’être plus extraverti.

Ma découverte d’un autre monde : j’ai pu faire 2 voyages scolaires organisés par l’école à Prague en 1989 (1ère école française à faire un échange entre élèves entre une école française et une école tchèque). Voir un pays communiste où la vie n’a rien à voir en therme de liberté et d’accès aux biens de consommation, a été un choc et une expérience très enrichissante. Cette aventure a marqué mon adolescence. Elle a pu se faire grâce à 3 professeurs (Mme LE FORESTIER, M. D’HOSTEL, Mme DESMAS) qui ont eu le courage d’organiser ces voyages et avec lesquels nous avons pu avoir un autre regard sur les profs.

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ? 

Fête des Terminales : une fête, un vendredi soir, dans l’ancienne cantine avec les professeurs et la directrice (Mme RABILLARD) pour découvrir que l’on peut bien s’amuser et danser avec ses profs.

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ? 

La montée en puissance du numérique dans les apprentissages et le partage entre profs et élèves (ce que la crise COVID a fait accélérer) : en plus du lien oral dans la classe, il faut se préparer au lien numérique qui sera de plus en plus présent.

Un nouveau mode de relation à construire entre les profs et les élèves : il faut faciliter les échanges comme chez les anglo-saxons. Rester proche, encourager les élèves et la positive attitude et ne pas chercher systématiquement les performances : La Perverie peut devenir une école différente et reconnue pour cette évolution.

La diversité : La Perverie ne doit pas s’enfermer sur elle-même. Les élèves viennent essentiellement du quartier qui est de plus en plus abordable uniquement pour des familles aisées. Il faut amener des élèves d’autres quartiers moins favorisés et moins « blancs » avec des aides pour les frais de scolarité.

Faire rayonner l’école sur Nantes : Il faut marketer les projets de l’école pour faire connaître son identité et son projet.

 

Enfin.... Quelle question, en lien avec votre vécu à la Perverie, auriez-vous.... aimé que nous vous posions ? 

Si vos enfants sont scolarisés à La Perverie, est-ce que vous avez le sentiment que l’Ecole a changé par rapport à votre époque ?


21 - Anne Leclerc

Je suis née en 1972. Je suis entrée à La Perverie en petite section et en suis partie le bac B en poche. J'habite à Orvault, à la limite de Nantes. J'ai trois garçons qui auront en 2021, 13, 11, et 8 ans.

Je suis professeur d'anglais à la Perverie, après en être partie pendant presque vingt ans. Mes enfants sont à la Perverie depuis la pré-petite section et petite section.

C'est une joie que de m'investir dans la vie de l'établissement tant au niveau du primaire en tant que maman, qu'au collège et lycée en tant que professeur.

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ?

J'ai dû rentrer à la Perverie en septembre 1976 (petite section) pour partir en juin 1990 avec mon Bac B.

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ? 

A l'époque il fallait être bon en maths à la Perverie. Seules les matières scientifiques comptaient. Je suis donc ravie que chacun y ait sa place maintenant (en tous les cas je l'espère).

Nous portions aussi la blouse à l'école. Celle-ci a disparu quand je suis entrée au lycée.

Il est assez difficile, je pense, d'avoir un jugement sur son établissement quand c'est le seul qu'on ait fait. Cependant, je dirais peut-être l'effort. Pour rester à la Perverie il fallait être bon élève. Un élève moyen (12-13 de moyenne générale) y était admis à rester, mais je pense que nous n'étions pas les mieux vus. C'était parfois dur moralement et plusieurs enfants ont été détruits. Donc pour ma part j'ai toujours beaucoup beaucoup travaillé (le double beaucoup n'est pas une erreur de frappe); ce que je continue à faire. Alors je ne sais pas si c'est dû à mon caractère ou à ce que l'école m'a donné, mais je vais toujours au maximum de mes capacités (c'est ce que j'ai toujours fait).

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ?

Une anecdote...compliqué car sur autant d'années c'est vraiment une tranche de vie.

Les bons souvenirs... Les fêtes de l'école (Noël et juin), les classes de neige (trois semaines en CM2; tous les élèves), l'AS natation ouverte à tous que j'ai suivi tout le collège et lycée, les communions et professions de foi célébrées à la Perverie dans la salle de sport, avec la descente des escaliers de la salle Barat en aube, certains instituteurs et professeurs, les 150 ans avec la photo prise du toit du collège, et bien sûr certains chahuts et même une colle collectives à la salle Barat archi pleine!

Sinon En primaire, une des punitions était d'être enfermé dans l'armoire (mais cela reste un bon souvenir !) et dans une autre classe, on tirait les cheveux, c'était moins drôle mais on en rigolait. 

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ? 

Quel défi pour l'avenir?... Peut-être savoir garder une taille humaine, et que chaque personne y trouve sa place, et que chacun soit heureux d'y venir le matin. Ce tout dernier point est un défi national, mais si nous nous pouvions y arriver... Je trouve que la direction va dans ce sens à l'heure actuelle, alors merci pour eux !


22 - Isabelle Gasté 

Je suis née en 1973. J'habite à Nantes. Je suis professeur des écoles à la Perverie. Je suis en couple avec un ancien élève de La Perverie. Nous avons deux filles âgées de 15 et 12 ans qui fréquentent La Perverie. Elles suivent le cursus danse, source de motivation quotidienne, pour leur plus grand plaisir. 

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ?

Je suis entrée à l’école en 1977 en Moyenne Section. Je n’avais pas 4 ans. A cette époque, l’entrée en Petite Section n’était pas obligatoire et aux dires de mes parents, je n’étais pas prête. Mme Piraud, à l’époque qui s’occupait des inscriptions en maternelle avait laissé mes parents choisir.

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ? 

Pour l’adulte que je suis aujourd’hui, cette époque est pour moi synonyme d’insouciance et de sécurité. Nous n’avions pas accès à grand-chose. La société offrait un regard sur le monde via le petit écran ou la radio. On prenait le temps de rencontrer les personnes. On était moins dans la facilité et la rapidité. Petite, tout le monde n’avait pas le téléphone et la télévision. Mais nous étions heureux et beaucoup moins dans la demande que les enfants de notre époque. On s’identifiait à des personnages, on inventait, on créait, on savait attendre et profiter dans tous les instants. En fait, la vie me paraissait simple.

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidée pour votre vie d’adulte ? 

« Un regard, une parole »

Les 15 ans que j’ai passés à La Perverie en tant qu’élève ont forcément contribué à construire ma vie d’adulte. J’y ai fait de belles rencontres auprès des enseignants, de la direction et du personnel éducatif.

Ces personnes ont porté sur moi un regard de bienveillance et de confiance, notamment lors des 1ères années (Chantal Mortier en Moyenne Section / Mme Chevalier en Grande Section/ Mme Machuel en CP). Elles ont cru en moi. 

J’ai grandi dans un milieu scolaire favorisé où je me sentais en sécurité. La mixité sociale n’y était pas présente. C’est dommage au regard de la vie d’aujourd’hui.

Mes souvenirs de collège sont un peu différents. Elève « moyenne » scolairement, j’ai appris qu’il fallait travailler dur pour atteindre son objectif. C’est la directrice Mme RABILLARD qui a su me faire confiance. Elle m’a permis de terminer mon lycée à la Perverie et d’y obtenir mon baccalauréat. Sans elle, un professeur m’aurait orienté et ma vie professionnelle ne serait certainement pas celle que j’ai pu choisir aujourd’hui.

Un autre professeur (d’anglais) au lycée m’a également permis de me « révéler ». Timide et réservée, je n’osais pas m’interposer, m’opposer, m’affirmer. Lors de la soutenance du rapport de stage de 2nde, je suis montée sur la petite estrade devant le tableau (qui me paraissait très haute. J’avais l’impression de surplomber tout le monde !) et me suis adressée à toute la classe. J’ai adoré cet exercice exceptionnel au fond de moi. Sans que je m’y attende, ce professeur et une élève de la classe m’ont félicitée pour la confiance en moi que j’avais su montrer, la maitrise de mon exposé et surtout mon aisance devant le groupe. Quelques années plus tôt (en 4ème), Mme Glaud (professeur d’allemand) m’avait également accordé sa confiance en me félicitant régulièrement et en me prenant pour exemple au sein de la classe.

C’est assez naturellement que je me suis tournée vers l’enseignement. Titulaire d’une licence d’allemand, j’ai proposé mes services à l’école primaire de La Perverie qui cherchait une intervenante extérieure pour promouvoir la langue de Goethe et ainsi favoriser le choix des élèves pour leur entrée en 6ème. De « retour» à l’école, j’y ai fait une première année de remplacement comme suppléante à l’école primaire. Et enfin, concours de professeur des écoles en poche, j’y ai été titularisée.           

Le hasard (ou non !) a fait que je m’installe à côté de l’école. Ainsi lorsque mes filles sont nées, c’est tout naturellement que je les ai inscrites à la Perverie. L’Histoire devait se poursuivre... 

Aujourd’hui, avec le recul, je sais l’importance du regard que l’on pose sur quelqu’un, de la bienveillance auprès de chacun, que ce soit auprès de mes élèves et tout simplement des personnes qui m’entourent. Une simple phrase, un regard peuvent tout changer.   

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ? 

Si mon « passage » à la Perverie m’a permis de donner une orientation à ma vie professionnelle, il m’a aussi donné la chance de rencontrer ma meilleure amie (en Moyenne Section) ainsi que mon conjoint (en Terminale). Il n’y a pas de hasard dans la vie...

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ? 

La société évolue. L’école d’aujourd’hui ne ressemble pas à celle d’il y a 40 ans. Plusieurs défis seront à relever dans l’avenir…. 

Garder son identité catholique avec de plus en plus d’élèves qui ne sont pas catholiques.

Mettre en avant les valeurs d’une école ouverte à tous.

Ouvrir à la diversité dans une école où la majorité des peaux est blanche et appartient à la classe moyenne aisée.

Faire cohabiter la conservation de l’écriture avec l’arrivée du numérique.

 

Enfin.... Quelle question, en lien avec votre vécu à la Perverie, auriez-vous.... aimé que nous vous posions ? 

« Pourquoi avoir choisi La Perverie pour y travailler ? »  J’aurais répondu : « Tout simplement parce que je m’y sens bien. »


23 - Sophie Salle (née Groleau)

Née en 1973, j'habite à 150 m de la Perverie, rue de la Pavotière, depuis 3 ans. Je travaille à l'université de Nantes et adore bricoler et peindre. Je suis mariée et j'ai trois garçons de 23, 21 et 11 ans. Celui de 11 ans est à la Perverie.

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ?

Je suis entrée en 6ème en 1984 et y ai obtenu mon bac en 1991. Mon fils vient d'y entrer en 6ème cette année

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ? 

C'était une époque qui jonglait beaucoup entre modernité et tradition et la Perverie en était typiquement l'exemple : établissement ouvert, dynamique tout en y imposant une discipline assumée (port de la blouse obligatoire) et en maintenant une présence des religieuses (sœur de Roquigny, sœur Vandame...)

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidée pour votre vie d’adulte ? 

Elle m'a appris à avoir l'esprit ouvert et m'a convaincue de l'importance de la transmission.

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ? 

Je me souviendrai toujours du binôme de mesdemoiselles Carré et Raymond equi ressemblaient au couple Laurel et Hardy. Elles étaient responsables de la vie scolaire des 6èmes à mon époque et vivaient dans une petite maison près du gymnase. Elles étaient censées nous mettre tranquillement dans le rythme du collège... mais elles n'étaient vraiment pas commodes et faisaient plus peur qu'autre chose...

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ?

Le plus grand défi est peut-être de garder son identité et de ne pas renier ce qui a longtemps fonctionné. Les écoles privées sont très reconnues par l'ensemble de la population et donc sont très demandées par des familles très variées et différentes socialement et même de religions diverses. Je pense qu'il faut maintenir l'éducation religieuse et ne pas perdre son identité.


24 - Jacques Tessier 

Je suis né en 1973. J'habite à Orvault. Je suis Consultant informatique après avoir été chercheur en biologie. Je suis marié et j’ai deux enfants : Bastien (16 ans) et Valentine (13 ans et demi)

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ?

De 1977 (ou 1978, j’ai un doute) jusqu’à 1991. Je suis arrivé en moyenne ou grande section de maternelle et y suis resté jusqu’à mon bac, obtenu en 1991.

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ?

Les deux mots qui me viennent spontanément à l’esprit sont règles et respect. En effet, je pense qu’à cette époque, les règles étaient plus strictes pour les élèves et devaient être respectées. Nous étions aussi respectueux des professeurs et surveillants. Le terme égalité pourrait également s’appliquer. J’ai connu le port de la blouse à la Perverie (jusqu’au lycée). Cela peut maintenant paraître archaïque mais cette sorte d’uniforme permettait de mettre tout le monde au même niveau, quelle que soit son origine sociale. Je pense que cela évitait certainement bien des conflits.

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidé pour votre vie d’adulte ?

Par l’acquisition de l’autonomie et de la prise de responsabilités. Mes années à la Perverie, principalement en lycée, m’ont appris à travailler par moi-même, aussi bien par l’effort que par la méthode de travail. Ayant poursuivi à l’université, cela m’a été salutaire pour réussir dans cet environnement où il est nécessaire de savoir travailler par soi-même. J’ai vu beaucoup d’étudiants issus d’autres lycées, échouer à l’université par ce manque de méthode et de travail. Ces années m’ont également appris le respect des autres et la bienveillance.

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ?

J’en ai plusieurs mais tous ne sont pas racontables, même s’il y aurait prescription !! Les deux moments qui me reviennent maintenant en mémoire sont une fête organisée en présence des correspondants Tchèques : grande soirée mémorable. L’autre souvenir est le problème des vestiaires pour le sport. Il n’y avait en effet qu’une seule douche pour les garçons et un hiver où il faisait très froid et que cette douche était fermée, après avoir fait du rugby (avec Mr Tusseau), nous nous étions lavés au tuyau d’arrosage, à l’extérieur, alors qu’il devait faire -5°C. Personne n’a été malade.

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ?

S’adapter au monde qui change très vite et à certaines pertes de valeur, notamment le respect des autres. Il est indispensable que la Perverie continue d’inculquer ces valeurs à ses élèves.

 

Enfin.... Quelle question, en lien avec votre vécu à la Perverie, auriez-vous.... aimé que nous vous posions ?

Vu mon temps de présence à la Perverie, je dirais « pourquoi y suis-je resté si longtemps ? ». Mon père voulait que je quitte la Perverie en fin de collège mais je m’y sentais vraiment bien. Ce n’était même pas la peur du changement ou de la nouveauté mais le fait d’être dans un environnement qui me convenait et dans lequel je m’épanouissais. Je n’avais pas envie de perdre cela, ni les amitiés que j’ai pu y nouer et qui perdurent encore. 


25 - Frédéric Epinard

Je suis né en 1974. J'habite à Paris. Je suis consultant. Je suis célibataire. 

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ?

De 1977 à 1992 (de ma Petite Section jusqu’à la Terminale)

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ?

Les années 80, c’était la liberté.

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidé pour votre vie d’adulte ?

Ma soif d’apprendre ou encore ma capacité à construire une phrase sans un seul mot anglais, cela doit venir un peu de ma scolarité.  

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ?

En classe de CE2, en 1983, l’instituteur avait installé un pressoir dans la cour. Nous avions pu voir de près comment on pressait le raisin.  

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ?

Continuer de manifester son identité catholique dans une société moins croyante

Intégrer les outils numériques dans l’apprentissage

 

Enfin.... Quelle question, en lien avec votre vécu à la Perverie, auriez-vous.... aimé que nous vous posions ?

Quelles sont les pratiques qui ont complètement disparu aujourd’hui à votre connaissance ?


26 - Marie-Anne Denis (née Lemaire)

Je suis née en 1974. J’habite à Nantes. Je suis mère au foyer, mariée et j’ai cinq enfants.  

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ?

De la moyenne section (année 1979-80) à la Terminale (année 1991-1992)

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ?

La présence de quelques religieuses du Sacré-Cœur (sœur Anna qui aidait en Maternelle, sœur Hélène qui aidait pour le catéchisme en primaire, sœur de Rocquigny, directrice du primaire, sœur de Crevoisier...)

Les débuts de la Maîtrise de la Perverie (je me souviens des gammes chantées que nous entendions quand nous étions en cours)

Un enseignement de qualité

Un immense parc

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidée pour votre vie d’adulte ?

Les enseignements reçus, ainsi que la vie spirituelle vécue au sein de la Perverie, m'ont aidée.

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ? 

En classe de CM2, nous partions 3 semaines en classe de neige, à Villard-de-Lans, où nous avions des cours avec nos maîtres et maîtresses le matin, et du ski les après-midi. Au collège, nous avions des cours d'EMT au niveau du sous-sol, où nous avons appris différentes activités (cuisine, couture d'un sac et d'un coussin, cartonnage, confection d'un petit spot lumineux...)


27 - Sidonie Grimaud (née Benoist)

Je suis née en 1975. J'habite à Nantes. Je suis architecte DPLG. Je suis mariée avec quatre enfants (tous ont été à la Perverie depuis la petite section, trois y sont encore élèves - Tales, 4ème, CM2)

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ?

Je suis entrée en CP en 1981 jusqu'à la fin de ma seconde en juin 1991


 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ?

La présence des religieuses dans l'établissement.

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidée pour votre vie d’adulte ? 

Difficile de définir précisément ce qui nous a construit … N'ayant connu que la Perverie en primaire et Collège, je n'ai pas d'éléments de comparaison. 

Toujours est-il qu'il y avait une bienveillance. On nous apprenait à vivre ensemble en respectant, en aidant et en se tournant vers les autres.

Ce sont des valeurs qui restent.

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ?

En CM2, tous les élèves partaient en classe de neige pendant deux semaines. C'était l'ÉVÈNEMENT. Toute l'année scolaire était orientée sur ce séjour. Pour beaucoup d'entre nous, c'était le premier séjour en collectivité. Je crois que c'est le moment le plus marquant de toute ma scolarité, avec de nombreux souvenirs.

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ? 

Renforcer le sentiment d'appartenance à ce bel établissement, et à la communauté du Sacré Coeur. En être fier et le revendiquer !