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Que sont-ils devenus ?
Parce que le devenir de nos élèves est notre souci permanent,
Parce que l’expérience des anciens peut éclairer les choix des élèves actuels,
Parce que les années de prépa créent des liensparticulièrement forts,
Vous retrouverez les témoignages d’anciens de la prépa dans la rubrique « Que sont-ils devenus ? »
Merci aussi de nous tenir informés de votre parcours en répondant au questionnaire ci-joint.
Témoignages

Louise DUBREUIL
Promo Lettres Supérieures 2003/2004
Promo 1ère Supérieure 2004/2005
Promo 1ère Supérieure (cube) 2005/2006
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Le choix de la classe préparatoire s’est imposé de
lui-même. J’avais besoin, en sortant du lycée, de
rester dans un système scolaire encadré, avec des
professeurs disponibles et des objectifs définis aussi
bien à court qu’à long terme. La prépa présentait
pour moi plusieurs intérêts du point de vue de ma
scolarité, dont le premier était la culture générale.
Dans toutes les matières, on étoffe nos savoirs.
Après quelques mois en prépa, on sait une chose,
c’est que l’on ne sait rien et que l’on a beaucoup à
apprendre. La prépa est une révélation dans le domaine
des méthodes de travail. On apprend à être
plus efficace, à s’organiser, à définir ce qui est essentiel
et ce qui ne l’est pas. J’ai appris pendant trois
ans à être rigoureuse, tant dans l’organisation de
mon travail, que dans sa réalisation. Aujourd’hui,
lorsque dans mon travail, j’ai des notes ou des
comptes rendus à rédiger, je me réfère encore à ce
que j’ai appris sur la manière de construire une introduction
efficace ou de faire un plan.
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Il y a d’autres enseignements que la prépa apporte
et qui sont utiles dans la durée. Les colles, c’est-àdire
les oraux que l’on passe chaque semaine, sont
un très bon entraînement pour apprendre à parler
en public. Elles m’ont permis d’avoir une certaine
aisance à l’oral et m’ont appris à être claire et
concise dans mes propos, du moins, je l’espère !
La classe prépa m’a surtout préparée au concours
que je voulais, celui de l’Ecole Spéciale Militaire de
Saint-Cyr. Pendant mes trois années d’instruction à
Saint-Cyr, j’ai su réinvestir les enseignements que
j’avais reçus. Charles de Gaulle a écrit dans Vers
l’Armée de métier, « la véritable école du commandement
est la culture générale ». Je suis maintenant
officier dans l’Armée de Terre. Dans mon
emploi, je mesure les bénéfices de ma formation
passée. La culture générale, le goût de l’effort et du
travail bien fait, l’esprit de synthèse, la capacité à
prendre la parole en public, le travail en équipe
comme le travail dans des délais limités, sont des
atouts dont je me sers au quotidien.

J’aurais voulu rester une éternelle khâgneuse pour
apprendre et apprendre encore. La prépa reste effectivement
pour moi un temps heureux et intense
de maturation intellectuelle qui m’a ouvert l’appétit ! Cette
soif, cette curiosité, cette envie de savoir, de se cultiver
pour mieux comprendre le monde dans lequel
nous vivons est encore loin aujourd’hui d’être assouvie
et heureusement ! pour mon plus grand bonheur
personnel et professionnel !
A mes yeux, on ressort de prépa plus fort, plus organisé
dans sa façon de travailler, plus aguerri à la
valeur d’effort, d’esprit d’équipe, d’entraide, de réflexion
dans une plus grande maturité humaine, prêt
pour poursuivre son parcours, quel qu’il soit ! Le
mien s’est dirigé assez naturellement vers la faculté
de Lettres modernes. Mais la diversité des métiers à
laquelle conduit un passage en prépa est immensément
plus riche : des amitiés de prépa que j’ai gardées,
je sais que l’une est diplômée de l’Ecole
Supérieure de Commerce de Paris (ESCP), l’autre
travaille à la Direction des Ressources humaines de
la mairie d’Angers, l’un organise des festivals culturels
et anime, entre autres, les Folles journées de
Nantes, une autre est salariée de l’association Raoul
Follereau tandis qu’une autre travaille chez divers
éditeurs de renom. L’ensemble de ces témoignages
variés montre qu’une même formation commune et
solide développe les compétences de chacun, selon
sa personnalité et selon son projet. C’est cela, la
prépa : un parcours généraliste qui laisse le temps
de se spécialiser en douceur pour faire le choix d’un
métier qui nous épanouisse vraiment !
Si j’ai obtenu du premier coup le concours de professeur,
je l’attribue volontiers à mes propres professeurs
d’hypokhâgne et de khâgne, passionnés et
passionnants, qui ont su me transmettre le goût de
leur matière, me préparant déjà, sans le savoir, à
mon métier, pour partager à mon tour ce que j’ai
reçu ! |
Charlotte GUILLET
Promo Lettres Supérieures 2004/2005
Promo 1ère Supérieure 2005/2006 |
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