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AU COMMENCEMENT
UNE FEMME OUVERTE
AUX SITUATIONS NOUVELLES DU MONDE
Au dix-huitième siècle, à
Joigny, en France, Madeleine Sophie Barat naissait toute menue
et délicate. Qui aurait imaginé que cette petite
fille fragile, allait parcourir le monde, fonder des couvents
et des écoles, traverser les Alpes, voyager en diligence
de l'Italie à la Suisse, sillonner du Nord au Sud, de l'Est
à l'Ouest, une France bouleversée par la Révolution
? Voici l'histoire de Sainte Madeleine-Sophie.
Le 12 Décembre 1779, un incendie provoque la naissance
de Sophie. Son papa, tonnelier, sa maman, son grand frère
Louis, et sa sur sont tout heureux d'entourer ce bébé
si petit. Sophie fut une petite fille fragile mais pétillante
de vie et d'intelligence. Sophie sait que Dieu est toujours près
d'elle. Elle aime beaucoup prier. A cinq ans, elle décide
d'être religieuse quand elle sera grande.
Louis, son frère découvre très tôt
chez Sophie un grand désir d'apprendre. Après son
séminaire, il commence tout de suite à lancer Sophie
dans les études : latin, grec, histoire, littérature,
astronomie, mathématiques, philosophie
Sept heures
d'études tous les jours. Sophie prend goût aux études,
lire la fascine. Louis est un professeur sévère
mais grâce à lui, Sophie se forge un caractère
courageux. Elle devient très savante. Elle comprend que
Dieu lui donne l'intelligence pour mieux le servir.
A cause de la Révolution, les églises et les couvents
sont détruits ou fermés. Louis veut devenir prêtre.
Il est mis en prison par les révolutionnaires. La famille
Barat, en ces jours d'épreuve se réunit tous les
soirs pour prier. Louis est libéré et décide
d'emmener Sophie à Paris pour qu'elle continue ses études.
Sous le Directoire, Sophie Barat commence à envisager une
congrégation féminine nouvelle qui, pour honorer
le Cur du Christ et pour diffuser l'Amour de Dieu, se consacrerait
à l'éducation des jeunes filles. Ce projet prend
forme lorsqu'elle rencontre au printemps de l'année 1800
le père Joseph Varin qui lui propose de fonder une école
où les enfants seraient heureux et apprendraient dans la
joie et la bonne humeur. Sophie Barat, prononce ses vux
à Paris, le 21 Novembre 1800.
En 1801 est fondée à Amiens la première école
du Sacré-Cur.
A 23 ans, elle est choisie pour être la Supérieure
de la Communauté, on l'appelle Mère Barat.
Elle voyage à travers la France, puis l'Europe et fonde
de nouvelles communautés, des pensionnats et des écoles
gratuites.
Mère Barat aime toutes les élèves, les petites,
les grandes, les silencieuses et les bavardes, mais elle s'occupe
particulièrement de celles qui ont des problèmes.
Avec ces enfants difficiles, Mère Barat se promène
souvent. Elle les écoute sans se presser. Même quand
ces petites filles ont fait des sottises, elle prend toujours
le temps de comprendre leur histoire. Le regard plein d'amour,
Mère Barat ne se laisse pas influencer par l'apparence
extérieure.
En chacun, elle voit briller une
lumière particulière : le visage de Dieu.
Elle meurt le 5 Mai 1865. La congrégation compte alors
3 744 religieuses. Madeleine-Sophie Barat a dirigé la Congrégation
des Religieuses du Sacré-Coeur pendant soixante-deux ans.
Au cours des quatre-vint cinq ans de sa vie, elle a vu beaucoup
de choses, plusieurs révolutions bouleversèrent
l'Europe, les moyens de transports passèrent de la voiture
à cheval au train, la plume d'oie fut remplacée
par la plume en métal. Que de changements ! Mais ce qui
ne change jamais, c'est l'Amour de Dieu pour vous !
Voilà ce que Madeleine-Sophie Barat a voulu apprendre à
tout le monde. La grande confiance en Dieu, son rayonnement sur
tant de religieuses et d'élèves ont amené
l'Eglise à la choisir comme modèle.
Elle est canonisée en 1925.
Désormais, on l'appelle Sainte Madeleine-Sophie.
A la suite de Sainte Madeleine-Sophie, les Religieuses du Sacré-Cur
travaillent avec des jeunes et des adultes pour aider Dieu à
transformer le monde.
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