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Les 20 ans du Jumelage avec Borken
Echange
La Perverie / Gymnasium Mariengarden
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Mme la représentante de l’OFAJ, M. Bouissou, M.Rouaud, chers collègues, chers parents, chers élèves,
Au début permettez-moi, mesdames et messieurs, de rappeler un moment décisif de l’histoire de l’Europe, donc celui de la signature des traités de Rome il y a 50 ans. Le 25 mars 1957 les représentants de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, des Pays Bas, de la Belgique et du Luxembourg ont scellé la vision d’une Europe paisible. Aujourd’hui l’idée de l’intégration européenne est devenue irréversible. Après l’abolition du Rideau de fer le nombre des membres de l’Union Européenne est monté à 27 Etats. |
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« Pardon et pas revanche » c’était le credo de Robert Schumann, à l’époque ministre des affaires étrangères en France. L’idée de pratiquer la conciliation au lieu de la revanche était révolutionnaire. Jean Monnet, un autre politicien français à cette époque-là, jetait la base d’une coopération étroite sur le plan de l’économie. Et dans ce contexte-ci il faut mentionner aussi le Traité de coopération entre la France et l’Allemagne signé par de Gaulle et Adenauer à l’Elysée en1963 qui a ouvert le chemin à la fondation de l’OFAJ, cette organisation des deux côtés qui a toujours secondé financièrement nos activités d’échange. Et nous, les professeurs, avions cru que pour vraiment stabiliser les relations paisibles entre les peuples il fallait aussi que les jeunes fassent connaissance et apprennent à se faire confiance. L’importance d’apprendre la langue de l’autre, la formation de la personnalité de l’élève en contact avec une civilisation et un style de vie différents sont d’autres dimensions de l’échange. C’est dans cette intention que pendant plus de vingt ans nous avons travaillé pour l’échange. Nous, c’est d’abord Catherine Paineau, professeur d’allemand et Klaus Kappenstein, professeur de français et de géographie et proviseur adjoint, qui ont conclu une coopération scolaire en 1984 lors d’un stage à Lyon. Nous regrettons beaucoup qu’une maladie grave empêche que Klaus, en ce moment, puisse être avec nous. Nous lui transmettons à partir d’ici nos meilleurs vœux. De plus il y a eu de nombreux collègues des deux côtés qui se sont engagés parmi lesquels M. Mathieu, professeur d’allemand, et moi-même, professeur de français et d’E.P.S., il ne faut pas oublier la contribution importante de Mme Rabillard, l’ancienne directrice de la Perverie. Heureusement, son successeur M. Bouissou et M. Rouaud, directeur adjoint, ont pris le relais et poursuivent avec conviction cet engagement pour l’échange.
Et au-delà du cercle des collègues il faut remercier beaucoup d’autres personnes qui ont accompagné et promu nos efforts. Je tiens aussi à souligner la contribution importante des conjoints et des familles recevant les collègues chez eux et montrant avec leur hospitalité que l’échange était aussi une affaire à eux. Et, naturellement, l’échange n’aurait pas pu être réalisé sans l’intérêt des élèves et le support des parents ni sans les contributions financières des écoles concernées.
On peut se demander aussi pourquoi, pendant plus de vingt ans, l’échange a, si j’ose dire, si bien fonctionné. Je pense que c’est d’abord parce qu’on a essayé de respecter les intérêts des différents groupes autour de l’échange. Et puis il y a toujours eu une bonne entente entre les collègues français et allemands. A part cela il ne faut pas sous-estimer l’importance d’une bonne organisation et, last but not least, l’excellent travail des chauffeurs qui nous ont conduits sains et saufs à toutes nos destinations. Et je voudrais ajouter que les professeurs et les élèves de la Perverie ont toujours fait une bonne impression chez nous.
Pour résumer, on pourrait se demander si après tant d’années de coopération scolaire, nous avons pu réaliser les buts de notre projet.
Pour y répondre on pourrait mentionner les progrès linguistiques et aussi qu’on a pu faire se développer des amitiés ou des amourettes, que les élèves ont appris beaucoup sur la civilisation et les modes de vie de l’autre ou, comme Catherine l’a si bien expliqué, à savoir que nous avons aidé à ce que se développe un sens de la tolérance envers l’autre- ou on peut compter les larmes versées au départ ou au moment du revoir- ou on peut parler avec fierté de la valeur symbolique que représente le fait que deux de nos correspondants, Emmanuelle de Nantes et Mario de Borken-Burlo, se sont mariés quelques ans après s’être connus lors du deuxième échange. Et chaque fois que je vois le tricolore bleu-blanc-rouge hissé devant la maison des parents de Mario je sais que le couple franco-allemand est en visite dans notre village et que l’amitié franco-allemande subsiste.
Ma collègue, Mme Hoffacker, et moi, nous avons le grand plaisir de pouvoir vous présenter, chère Catherine, cher Jean-Marc, en souvenir de vos mérites et de ceux de toute l’école, ce document que voici commémorant les plus de vingt ans de coopération harmonieuse sur le plan de l’échange.
Merci à toutes et à tous qui ont coopéré pour réaliser un succès aussi respectable.
M. Ulrich Bussmann,
professeur de français et d’E.P.S.
au Gymnasium Mariengarden,
Borken, Allemagne.
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